Le CV

Peut-on encore mentir sur son CV ?

Peut-on encore mentir sur son CV ?

Selon une étude, 75% des candidats mentent sur leur curriculum vitae et particulièrement sur le diplôme obtenu. Mais jeudi 21 janvier, la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem a annoncé la création d’un site gratuit permettant l’authentification des  CV. La fin de la triche ?

La guerre aux CV mensongers ? Jeudi 21 janvier, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem a annoncé le lancement d’un site gratuit visant à garantir l’authenticité des diplômes et lutter contre la fraude sur les curriculum vitae. Une habitude courante chez les candidats. Selon une étude du cabinet Florian Mantione Institute, 75% d’entre eux mentent sur leur CV, dont 33% qui s’attribuent un faux diplôme.

> Ils ont menti sur leur CV

Mais dorénavant, les employeurs pourront avoir accès – avec l’accord du salarié – aux diplômes d’État des futures recrues. Une façon de rassurer les employeurs qui jusqu’alors n’avaient que peu de recours en cas de CV mensongers. « Les employeurs ont l'obligation de vérifier les informations fournies par les salariés. Si après la période d'essai du salarié, le recruteur découvre que le CV transmis était erroné, il ne pourra pas licencier l'employé pour causes réelles et sérieuses. Aux Prud'hommes, l'employeur perdra », expliquait déjà dans un précédent article, Florian Mantione, conseiller RH du cabinet éponyme.

Dans certains cas, l’employeur peut toutefois licencier le salarié. Une personne qui se fait recruter avec un faux diplôme d’infirmier par exemple sera licenciée car le diplôme est nécessaire à la pratique de son métier. Le 25 novembre 2015, la Cour de cassation a également jugé que le licenciement pour faute grave d’un directeur des ventes était justifié. Ce dernier avait menti sur sa situation professionnelle, prétendant avoir exercé une fonction similaire au sein d’une entreprise concurrente. Une fonction inventée mais qui avait été déterminante dans l’embauche du salarié. Selon la Cour, «le licenciement pour faute grave d'un directeur des ventes était justifié dès lors que celui-ci avait volontairement menti sur la réalité de sa situation professionnelle antérieure à l'embauche, étant précisé que sa prétendue expérience passée au sein d'une entreprise concurrente avait été un élément déterminant lors du recrutement». Une façon de rappeler aux salariés leur obligation de bonne foi envers l’employeur.

Mentir sur son CV ou l’embellir ?

Tromper volontairement son employeur n’est pas une bonne idée. Sur le diplôme ça ne sera de toute façon bientôt plus possible, en revanche embellir ses expériences professionnelles reste possible, et conseillé ! Le CV reste la vitrine pour le candidat, autant le rendre le plus agréable possible.

En effet, rien n’interdit de présenter judicieusement ses expériences. Si vous vous êtes vu confié une mission – même de courte durée – qui impliquait par exemple de manager une équipe, il peut être intéressant d’indiquer cette fonction d’encadrement. Pas cadre mais presque… C’est la nuance qui compte mais dès lors que vous ne mentez pas, l’employeur peut être séduit par votre parcours et c’est ensuite en entretien qu’il jugera de la pertinence de votre candidature. Dans tous les cas, à la rédaction de votre CV, pensez bien à toutes les missions que vous avez pu être amené à réaliser au cours de votre carrière. C’est en listant l’intégralité de vos savoir-faire et en les présentant de la meilleure manière possible que vous décrocherez un entretien d’embauche.

> Tous nos conseils pour bien rédiger votre CV

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le 22/01/2016 par Guirec Gombert


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