Le contrat de travail

Les contrats aidés au secours de l'emploi

Les contrats aidés au secours de l'emploi

Pour inverser la courbe du chômage, le gouvernement mise sur des emplois aidés. Une stratégie payante mais qui a aussi un coût. Tour d'horizon des différents dispositifs et de leurs objectifs.

  • Les contrats uniques d'insertion (CUI). Depuis 2010 ils regroupent les CUI-CAE (contrats d'accompagnement dans l'emploi) dans le secteur non-marchand et les CUI-CIE (Contrats initiative emploi) dans le privé. Ils sont subventionnés à hauteur de 78% du Smic dans le public (105% pour les chantiers d'insertion) et 30% dans le privé. Ces contrats en CDI ou des CDD de 6 mois à 2 ans s'adressent aux personnes qui rencontrent des difficultés sociales ou professionnelles. Parfois cofinancés par les Conseils régionaux (pour les bénéficiaires du RSA), ces contrats aidés coûteront 2 milliards d'euros en 2013. 490.000 CUI sont programmés cette année.

  • Les emplois d'avenir. Cette mesure-phare de l'exécutif s'inspire des "Emplois-jeunes" qui avaient fait leur preuve après leur lancement en 1997 par le gouvernement Jospin. Les emplois d'avenir sont en fait des contrats d'insertion (CUI, voir plus haut) réservés aux 16-25 ans sans diplôme ou peu qualifiés. Plus de 50.000 contrats auraient déjà été signés depuis leur entrée en vigueur fin 2012. L'objectif est d'atteindre la barre des 100.000 contrats d'ici la fin de l'année 2013. Les emplois d'avenir, subventionnés à 75% dans le public et 35% dans les entreprises privées, coûteront 2,3 milliards d'euros cette année, puis environ 1,5 milliard par an.
  • Les Contrats de génération. C'est la deuxième mesure importante lancée cette année qui doit favoriser l'insertion professionnelle des jeunes et le maintien en emploi des seniors. Avec une dimension de transmission du savoir-faire entre les générations qui fait son originalité. Ils s'adressent plus particulièrement aux entreprises privées de moins de 300 salariés qui bénéficient d'une aide de 4.000 euros par an pendant trois ans pour l'embauche d'un jeune de moins de 26 ans en CDI et le maintien dans l'emploi d'un senior de 57 ans ou plus (ou l'embauche d'un salarié de plus de 55 ans). Le coût est estimé à près d'un milliard d'euro par an sachant que l'objectif est de signer 100.000 contrats chaque année pendant 5 ans.

  • Les Emplois francs. Ce dispositif est plus expérimental. Il a pour but de faciliter le retour ou l'accès à l'emploi des jeunes de moins de 30 ans des zones urbaines sensibles (ZUS) au chômage depuis douze mois. Les entreprises qui les embauchent en CDI touchent une aide de 5000 euros. Pour l'instant une dizaine de zones urbaines sont concernées (Lille-Roubaix, Amiens, Saint-Quentin, Clichy-sous-Bois-Montfermeil, Sarcelles, Grenoble, Toulouse, Fort-de-France, Perpignan et Marseille), la liste devrait s'allonger sachant que le nombre d'emplois francs prévu cette année a été doublé récemment avec 5000 en 2013 et encore le double en 2014. Ce dispositif devrait coûter environ 25 millions d'euros en 2013.

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le 06/09/2013 par Fabrice Mazoir



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