La stratégie de recherche d'emploi

Comment trouver un emploi sans diplôme ?

Comment trouver un emploi sans diplôme ?

Chaque année, environ 100.000 jeunes décrochent du système scolaire et se retrouvent sans diplôme. Peuvent-ils réellement trouver du travail sans formation ? Pour Barbara Muntaner, rédactrice en chef de cidj.com, il existe des solutions.

En France, est-il possible de trouver un emploi sans aucun diplôme ?

CIDJBarbaraMuntanerC’est faisable sur des secteurs qui peinent à trouver des candidats : la restauration collective, les services à la personne, les métiers de l’environnement (BTP, traitement de l’eau, des déchets…). Par exemple, Veolia a créé ses propres écoles pour former des jeunes à leurs emplois.

Les entreprises qui recrutent des jeunes sans diplôme vont avant tout être vigilantes sur: leur savoir-être, leur maturité, leur capacité à respecter les contraintes de l’entreprise et surtout leur motivation.  Bien souvent, quand le candidat a donné satisfaction lors d’un premier CDD l’entreprise lui propose parfois une formation en alternance via un CAP par exemple ou une formation « maison ».

C’est généralement la Mission Locale qui établit le lien entre ces jeunes en recherche d’emploi et les entreprises qui recrutent. Cette structure les accompagne pour candidater. Le CIDJ propose également des ateliers CV et lettre de motivation ainsi qu’une préparation aux entretiens.

Quels secteurs recrutent sans diplôme ?

La logistique, l'hôtellerie et la restauration, en particulier la restauration collective, les services à la personne, la grande distribution, le secteur de la propreté, les transports, la sécurité, le bâtiment, l’environnement et même aussi le numérique ! Beaucoup de gens sont capables de coder ou ont de bonnes compétences dans le numérique et plusieurs écoles recrutent intègrent ce genre de candidats : Simplon, l’Ecole 42, la Web@cadémie…

> Travailler dans le web sans diplôme

Sans diplôme, que peut-on mettre en avant sur un CV ?

Les jeunes peuvent valoriser leurs différentes expériences professionnelles (petits boulots, missions intérim…), mais aussi leurs aptitudes : à la mécanique, au bricolage, à la cuisine… Il faut également mentionner tout élément qui peut apporter un plus à la candidature : permis de conduire, brevet de secourisme, BAFA, etc. Et ne pas hésiter à insister sur sa motivation et son sérieux  dans sa lettre de motivation et aussi dans une phrase montrer qu’on s’intéresse au secteur et à l’entreprise vers lesquels on candidate (il faut visiter le site web de l’entreprise qui apporte de nombreuses infos). J’insiste sur le fait qu’il faut vraiment se faire aider dans ces démarches : le réseau Information Jeunesse partout en France ou encore les Missions Locales sont là pour accompagner les jeunes, leur redonner confiance et leur permettre de travailler leurs CV et  lettres de motivation.

Comment justifier d’un décrochage scolaire auprès du recruteur ?

Face au recruteur, je crois qu’il faut jouer la carte de l’honnêteté. Les décrochages sont fréquents : ils sont souvent liés à une mauvaise orientation, un manque d’intérêt pour le secteur, des difficultés scolaires non solutionnées dans le primaire ou encore des difficultés personnelles… Il faut faire passer le message que l’on a désormais acquis de la maturité et que l’on est prêt à s’investir.

A savoir, pour les décrocheurs post-bac (qui ont abandonné leur parcours à l’université), s’ils sont attirés par les métiers de l’artisanat, ils peuvent passer un CAP en un an et poursuivre les études, comme tous les titulaires de CAP. Pour les CFA, ce sont des candidats appréciés car très mûrs.

Faut-il essayer de reprendre la voie des études à tout prix ?

Les décrocheurs sont souvent de jeunes adultes : il y a donc urgence à travailler, à gagner de l’argent, à se loger… La reprise d’études à ce moment-là n’est donc pas envisageable. Ils sont toutefois généralement formés par l’entreprise qui les recrute : c’est le cas notamment des entreprises du BTP qui ne peuvent pas envoyer sur des chantiers des personnes sans diplôme, mais qui pourtant a fortement besoin de main d’œuvre. Idem dans la restauration. C’est pourquoi ces entreprises recrutent aujourd’hui sans diplôme et forment leurs futurs collaborateurs à leurs métiers : soit par le biais de diplômes « maison » et de formations internes comme chez Veolia, soit en proposant de alternance par le biais de diplômes de l’Education Nationale, soit via un partenariat avec un CFA pour passer un CAP. Mais généralement l’alternance est un bon moyen pour intégrer ces entreprises sans diplôme.

> Consultez le dossier complet Trouver un emploi même sans diplôme sur le site du CIDJ.

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le 26/01/2016 par Priscilla Gout



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