Evénement

Lundi 2 avril à 14 h :
Sogeti High Tech a répondu à vos questions


Vous avez posé vos questions à Arielle Baudot (Directeur Recrutement France | Sogeti High Tech) et Olivier Emorine (Directeur Executif | Sogeti High Tech) et découvert Sogeti High Tech, leader sur le marché de l'Ingénierie et du Conseil en Technologies.
Journaliste : Bonjour à tous, le chat va commencer.
Arielle Baudot : Bonjour Nicolas.
Olivier Emorine : Bonjour Nicolas, bonjour à tous.

Journaliste : Pouvez-vous présenter l'entreprise en quelques mots ?
Olivier Emorine : Sogeti est une filiale d'un grand groupe d'origine française, Capgemini, une vraie réussite française. Sogeti est spécialisé l'ingénierie et la R&D de produits innovants. Dans l'aéronautique par exemple, on va aider à la conception des avions, concervoir également des centrales nucléaires, des satellites de télécommucation... Des secteurs innovants.

Journaliste : Et donc vous êtes là aujourd'hui car Sogeti High Tech recrute...
Arielle Baudot : Nous recrutons cette année 700 postes, ce qui est un peu plus que l'année dernière.700 postes en CDI et CDD également 140 alternants d'ici quelques mois. Et enfin, une centaine de stagiaires aussi pour cette année. Pour le recrutement, il est fait au niveau local, au plus près de nos clients et activités. Nos grandes localisations sont d'abord la région toulousaine.


duboulot : Vous recrutez nationalement ou régionalement ?
Arielle Baudot : Toute la région ouest, avec Bordeaux, Rennes. Mais aussi Grenoble, Strasbourg, Lyon, Aix, Sofia... Les recrutements sont répartis partout en France. Historiquement, nous sommes plus implantés à Toulouse, donc il y aura forcément un peu plus de recrutement dans cette région. On recherche des gens qui sont spécialisés dans nos métiers.


Marie : Quels sont les points essentiels que vous regardez sur un CV et lors de l'entretien ?
Arielle Baudot : On travaille sur plusieurs métiers, le testing, l'ingénierie système, etc. Le testing, c'est toute l'activité autour des essais, sur des pièces, des logiciels. tout ce qui rassemble le métier du test et des essais.


juliet : Recrutez-vous surtout en CDD ou CDI ? pour des missions ponctuelles ?
Arielle Baudot : On recrute majoritairement en CDI. On recrute en CDD pour des remplacements de congé maternité mais c'est réellement anecdotique pour nous. Et on ne fait pratiquement pas d'intérim.
Olivier Emorine : Heureusement, nous ne sommes pas trop touchés par la crise actuelle. Comme on intervient en début de cycle de conception des produits, nous sommes moins touchés. Notre chance, c'est qu'aujourd'hui, si une entreprise veut progresser, elle doit concevoir de nouveaux produits.

Laurent : Recrutez-vous en alternance ?
Arielle Baudot : Oui, tout à fait. On va sortir un book d'alternance d'ici un mois, avec nos futurs projets. On fait l'alternance chez nous à partir de bac+3, jusqu'à bac+5. Vous trouverez tous les projets dans ce book, avec la région. On fera les entretiens et ça débouchera sur les contrats d'alternance comme on en fait déjà dans l'année. Le niveau commence à partir de bac+3, jusqu'à bac+ 5. Pour des formations universitaires, ça peut être un an de professionnalisation, en master deux ou master un.
Olivier Emorine : C'est très important pour nous, l'alternance. C'est pour ça qu'on s'est donné des objectifs. On a parlé de 140 alternants, mais si on est en mesure d'accueillir plus d'alternants que ça, on le fera.


stagiaire : Vous prenez des stagiaires ? Vous embauchez vos stagiaires ?
Olivier Emorine : Oui on prend également des stagiaires, entre 100 et 200 ; une grande majorité de ces stagiaires en fin de cycle de formation, nous rejoignent. C'est aussi un canal qu'on aime bien, c'est très sécurisant pour tout le monde.
Arielle Baudot : On a des partenariats avec 28 écoles d'ingénieurs ou formations universitaire, sur toute la France. Avec des formations qui correspondent réellement à nos métiers, ingénieurs mécaniques, etc. Tous les ans, nous allons dans les écoles pour expliquer les métiers de notre entreprise. On sponsorise un événement sportif, car nos valeurs sont assez proches de celles de du milieu du sport. On a mis un ballon de rugby Sogeti, comme le groupe est très impliqué dans le sport, notamment le rugby.
Olivier Emorine : Cela fait appelle à toutes les valeurs que l'on retrouve dans le rugby, la solidarité, le plaisir, l'engagement. Ce sont les valeurs du groupe. : Capgemini sponsorise d'ailleurs l'équipe de Biarritz.


Karine : Est-ce que vous prenez des stagiaires RH sur Rennes, y a-t-il des embauches dans les RH ?
Arielle Baudot : on embauche des stagiaires RH, on en a actuellement qui nous aident sur la partie recrutement et sur les chantiers RH en cours. Sur Rennes, cette année, je ne pense pas qu'on prendra de stagiaire RH. Néanmoins, pendant l'été, ça peut combler pendant les vacances. Que Karine envoie sa candidature. Vous trouvez toutes nos offres d'emploi sur notre site. Sinon, vous pouvez envoyer une candidature spontanée.


Val : Pouvez-vous nous décrire le parcours de recrutement d'un candidat ?
Arielle Baudot : Il y a plusieurs entretiens, l'ordre des entretiens n'est pas figé, on essaie d'aller au plus vite. Il y a un entretien RH, on regarde si le profil correspond bien à nos valeurs. C'est-à-dire un bon relationnel, qu'il s'intègre bien à nos équipes. après, il y a un ou deux entretiens techniques, pour s'assurer que le bagage qu'on attend pour démarrer la mission est bien là. Si ce n'est pas le cas, on peut monter un parcours de formation pour le candidat. Il peut y avoir des épreuves concrètes pour des logiciels spécifiques par exemple. Pour les autres, il y a des questions, mais ce n'est pas une épreuve au sens test en soi. Ce sont plutôt des questions comme: comment aborderiez-vous le projet ?


job : Avez-vous un turn over important ?
Olivier Emorine : Si on regarde les 3 dernières années, en 2009, il y a une grave crise dans l'automobile, on a donc moins recruté. Mais 2010, 2011, on a toujours le même rythme de recrutement, 700 environ. On cherche à recruter des gens pour une bonne période. On essaie d'éviter les " météores", les gens qui arrivent et repartent vite. C'est pour ça qu'on fait des entretiens à la base, car on cherche des gens qui ont envie de continuer, et travailler avec nous. Pas des gens qui viennent et repartent.
Arielle Baudot : En France, nous ne sommes pas super doués pour les langues, donc par exemple, on prévoit un test en ligne qui permet de détecter le niveau d'anglais. Et dans ce cas, dès l'arrivée du collaborateur, on a un programme d'e-learning. On peut en faire une partie chez soi, ou en présentiel, avec un collaborateur, pour aider. Ce qui permet d'améliorer pour le futur projet.


Fred : Est-ce que l'expérience est obligatoire pour postuler chez vous ?
Olivier Emorine : Non, pas du tout. Tous les projets sont différents. On a besoin à la fois de gens expérimentés, mais aussi de jeunes. Car les technologies évoluent. Les nouveaux ingénieurs sont formés aux nouvelles technologies et apportent. On a donc besoin des deux, des gens d'expériences et des jeunes ingénieurs qui vont apporter toute leur fraîcheur. Le stagiaire aura pu découvrir l'entreprise et se faire son opinion et à la fois l'entreprise pourra mieux connaître le stagiaire. On prend 100 à 200 stagiaires par an et on recrute 700 personnes, donc vous voyez le ratio.


Dijon : Acceptez-vous des candidats sans diplôme mais avec expérience ?
Olivier Emorine : Sans diplôme, c'est plus difficile, car on travaille sur des technologies de pointe qui nécessitent un niveau scolaire assez élevé. Et sans diplôme, il faut réellement avoir un parcours atypique pour avoir ce niveau. On recrute à bac+5 très majoritairement, à plus de 80 %. Le reste, c'est l'alternance.
Arielle Baudot : Oui, et pour quelques cas, on va faire la validation des acquis et de l'expérience.


Pierre : Est-ce que la mobilité est un critère obligatoire ?
Olivier Emorine : Pierre a raison de poser la question. Nous ne sommes pas très habitués en France à la mobilité, mais les grands projets sont européens, donc la mobilité se pose systématiquement. Après, il y a des gradations, être mobiles pour des réunions d'un jour ou deux, c'est obligatoire. J'ai en mémoire aussi des gens qui ont fait des essais pour la fusée Ariane, ils se sont déplacés pendant 15 jours, ce qui est plus épisodique. Et on a besoin également d'une mobilité d'un site à un autre. Mais la vraie mobilité, c'est pour suivre les projets, le travail en équipe.


vincent75 : Je suis chercheur et je voudrais savoir s'il y avait de la place pour des profils comme le lien dans votre entreprise. Merci.
Arielle Baudot : On regarde surtout les compétences, donc chercheur, ça dépend en quoi. Mais s'il pose la question, c'est qu'il doit être dans nos métiers. Mais effectivement, il peut postuler à nos offres.
Olivier Emorine : On a également des thésards, une dizaine.


Audette : Quels sont les profils types que vous recrutez exactement ? ingénieur ? informaticien ? technicien ? administratif ?
Arielle Baudot : Sur les 700 recrutements, la plupart sont des ingénieurs. C'est quasiment moitié, moitié pour les ingénieurs logiciels, mais aussi sur des ingénieurs mécaniques, des ingénieurs calculs. La partie administrative représente une toute petite partie de nos recrutements.


DidierC : Est-ce que des profils de séniors manager expérimentés vous intéressent ? Etes-vous intéressé par des consultants expérimentés ?
Olivier Emorine : On recrute effectivement aussi des ingénieurs conseils, environ 150 je pense, et la moitié en logiciel, en profil ingénierie physique. On a besoin de ce genre de profil. Les projets sont maintenant très complexes, compliqués à manager, et on a besoin de gens expérimentés pour participer à la gestion de ces grands projets. On a une équipe de consultants qui intervient. On a des gens qui travaillent au choix de matériaux, en amont. Vous construisez un nouveau produit, un train, une voiture, vous choisissez donc les matériaux en fonction des critères d'écologie par exemple. Les gens font du conseil à ce niveau.


Boris : Etes-vous intéressés par des candidats ayant de l'expérience et peuvent donc vous apporter l'expérience des grands groupes ?
Olivier Emorine : On a un secteur de clientèle exclusivement ciblé grand groupes. On ne cible pas les PME. Donc tout ce que la France compte comme grands industriels fait partie de notre cible client. Et tout ce qui contribue à favoriser les échanges clients, nous y sommes favorables. Notre premier secteur, c'est l'aéronautique, donc tout ce qui vole, on y contribue. Avion, satellites, hélicoptères... Ensuite, on a l'énergie, les centrales de distribution etc. Ensuite, on a les télécoms, et on a les métiers de transports, le ferroviaires, les trains eux-mêmes, les métros, etc. Et toutes les structures qui vont autour.


Stéphanie31 : Bonjour, Êtes-vous intéressés par des profils polyvalents de responsables de projets et suivi client (type commercial "éleveur" ou chargé d'affaires) ? Et travaillez-vous avec les collectivités locales ? Merci.
Arielle Baudot : Bien sûr, on recherche des ingénieurs commerciaux. J'imagine qu'elle vient de Toulouse. Et donc, on en recherche sur Toulouse qui accompagnent nos équipes dans l'avant-vente des grands projets.
Olivier Emorine : En France, on fait partie d'un grand groupe, et nous avons deux entités: Sogeti France qui traite les besoins de système d'informations, etc. Qui va adresser les collectivités locales. Ce n'est pas la filière que je dirige. Mais si elle veut travailler dans ce système, on saura rerouter sa candidature sur notre filiale. Nous, c'est l'industrie.


wassim : Est-ce que vous vous intéressez aux ingénieurs en dehors de la France, si oui au bout de combien ?
Olivier Emorine : La question, c'est le titre de séjour. Ce n'est pas ultra simple aujourd'hui pour un étranger de travailler en France. Il y a des circulaires qui limitent le travail des étrangers en France. Cette circulaire a donc freiné le recrutement d'étudiants étrangers. C'est diversement apprécié selon les préfectures. En tout cas, pour les étudiants étrangers dans la communauté européenne, il n'y a aucun problème.


bertrand.thibert : Bonjour et merci de votre accueil, prenons mon cas personnel : j'ai travaillé pendant 10 ans comme consultant SIRH ; Sogeti High Tech favorise-t-il les "passerelles" vers l'ingénierie logicielle ou le consulting "métier" ?
Olivier Emorine : Il s'agit de quelqu'un qu'il faut orienter vers Sogeti France, la filiale spécialisée dans les systèmes d'information. Car ce genre de profil ne correspond pas à notre secteur de clientèle, mais Sogeti France, oui, tout à fait.


Pascal : Simple et double question, 55 ans, vieux ou jeune ? 38 ans dans le métier trop ou pas assez d 'expérience? trop pour vous ?
Olivier Emorine : J'ai 52 ans, donc, ce n'est pas vieux ! Non, chaque année passe, l'âge de la retraite recule. Donc non, ce n'est pas vieux, tout dépend de l'expérience, de la motivation, etc. J'ai en mémoire un projet qu'on a gagné l'année dernière, très important, où il fallait des gens très expérimentés et on a recruté des gens de cette tranche d'âge, sinon, on n'aurait jamais validé le projet.


krakos : Etes-vous implantés à l'international ? Peut-on postuler à l'étranger ?
Olivier Emorine : Tout à fait, Krakos peut postuler pour travailler dans le groupe à l'international. Nous sommes présent dans 35 pays, sur tous les continents. Je pense qu'il n'y a qu'en Afrique, où on n'a pas de grosse implantation à l'exception du Maroc. Donc oui, il y a des opportunités. Mais encore faut-il apporter un plus. Car dans chaque pays, il y a des ingénieurs, on recrute localement d'abord. Et ensuite, on peut-être amené à faire participer des ingénieurs français.


Christophe : Quels sont vos concurrents et comment vous vous démarquez ?
Olivier Emorine : On fait partie d'un peloton de tête de grades sociétés d'ingénierie qui se consolident chaque année, il y a 5, 6 ac teurs particuliers dans le secteur. On a déjà un signe différenciateur, c'est qu'on fait partie d'un grand groupe, qui fait 110000 personnes, présent dans le monde, qui offre des opportunités de carrières multiples. C'est déjà une chance. Pour les entreprises de grandes taille, comparable à la nôtre, il y a 5 ou 6 sociétés. Nous sommes parmi les leaders.


Youssef : Et est-ce que vos ingénieurs travaillent toujours chez le client ou alors il y a des périodes où ils travaillent en forfait (en interne) ?
Olivier Emorine : Aujourd'hui, environ 60% de nos collaborateurs travaillent dans nos locaux et 40%, soit dans des locaux à proximité de nos clients, ou directement sur le sites de nos clients. Les projets sont assez compliqués, il y a une phase d'investissement, de maturation, et la durée moyenne d'un projet, doit être de 18 mois. Mais ça peut varier.


Bubulle : Qu'est-ce qui est vraiment bien chez Sogeti ? Quels sont les "plus " ?
Arielle Baudot : Il y a beaucoup de choses. Le parcours qu'on offre à nos collaborateurs. D'abord, ce qui intéressent nos jeunes actuellement, c'est la mission qu'ils vont avoir, les autres projets qui vont autour qui pourrait les motiver par la suite. Le parcours de formation, comment on accompagne les jeunes dans l'entreprise. On a un référentiel métier/rôle, pour savoir où le jeune se situe, et ce qu'il doit faire pour aller vers les activités qui l'intéressent.


Zebulon : Sur votre site Internet, il est écrit que Sogeti favorise l'esprit d'entreprise. Comment cela se traduit-il pour vos équipes ?
Olivier Emorine : L'esprit d'entreprise, est quelque chose de très important aujourd'hui, car de plus en plus, nous sommes amenés à engager l'entreprise vis-à-vis des clients. Donc la solidarité, les valeurs d'entreprise sont très importantes. Les va leurs ont été éditées en 1967, elles n'ont pas bougé aujourd'hui. Elles sont affichées dans l'entreprise et sont défendues par tous.


rififi : J'ai un handicap léger... ça ne m'empêche pas du tout de travailler, mais il nécessite un petit aménagement de poste. Est-ce un frein à un recrutement ?
Arielle Baudot : On recrute réellement nos collaborateurs sur leur compétences. Ensuite, dans l'entreprise, on a une chargée de mission handicap, qui va prendre le relais pour l'aménagement du poste. Il y a des handicaps plus lourds par exemple, malentendant, mal-voyant et dans ce cas, il y a une personne qui se charge de l'aménagement du poste, des horaires et qui aide à l'intégration en entreprise.
Olivier Emorine : Sur notre site de Toulouse, un de nos collaborateurs est non-voyant. On a complètement revu son poste de travail, l'environnement. Elles sont affichées dans l'entreprise et qui sont défendues par tous.


Marie : Que pensez-vous des 35 heures ?
Olivier Emorine : Pour les 35 h, il n'y a pas grand-chose à en dire. Au quotidien, on a dû s'adapter. On a l'habitude de dire que les ingénieurs ne comptent pas leurs heures, mais d'un autre côté, il n'est pas bon non plus de passer tout son temps au travail. Il faut trouver un bon équilibre.


X: quelle est la proportion hommes / femmes, y a-t-il des femmes qui occupent des postes à responsabilités ?
Arielle Baudot : Sur la proportion hommes femmes, elle est la même que dans les écoles d'ingénieurs. Dans les écoles d'ingénieurs, il y a environ 22 % de femmes. La proportion est respectée dans notre entreprise. On essaie néanmoins de recruter plus de femmes, on réfléchit à comment faire pour que les jeunes lycéennes, car il y en a beaucoup en filiale scientifique, aillent vers les carrières d'ingénieurs. On réfléchit à faire des formations dès le lycée.
Olivier Emorine : Nous ne savons pas pourquoi, il y a plus d'hommes, mais je pense que ça évolue, mais doucement.
Arielle Baudot : Le métier d'ingénieur reste assez abstrait, peut-être que ce n'est pas très séduisant pour les femmes.


pseudo : Quelle est votre politique de motivation de vos salariés ?
Olivier Emorine : La motivation d'un salarié dépend de tout un tas de paramètres. Le salaire en est un, mais toute l'expérience que nous avons montre que ça ne suffit pas. Vous pouvez réellement bien payer les gens qui malgré tout peuvent ne pas se sentir motivés. C'est tout un contexte, le projet, les perspectives d'évolution, la formation. Le métier d'ingénieur, c'est un métier où on doit apprendre toute sa vie. et si l'entreprise ne vous soutient pas, ne vous accompagne passe le risque est d'être un peu décalé par rapport au marché. Donc le salaire est un facteur de motivation, mais la formation, la diversité des projets, sont également des éléments.


Olivier : Comment se compose la rémunération, y a-t-il un intéressement ?
Olivier Emorine : Il n'y a pas d'intéressement à proprement parler, mais il y a un plan d'épargne groupe qui est déployé. Pour certaines fonctions, les gens ont une partie variable qui vient récompenser leur investissement.


Marie : Pourquoi votre grille de salaire est plus basse que les autres SSII ?
Olivier Emorine : C'est toujours une question compliquée. Je n'ai pas réellement l'impression que ce soit le cas. On reçoit des candidatures de toutes origines, de chez nos concurrents également. On ne constate pas de différences de salaires...


rififi : Quel est le salaire moyen ? et quelle base d'augmentation envisager ?
Olivier Emorine : Le salaire moyen dans l'entreprise doit se situer aux alentours de 38 000 euros annuels. Encore une fois, on a beaucoup de jeunes. Le pourcentage d'augmentation dépend de beaucoup de paramètres. Le contexte économique est le premier de ses paramètres. En 2009, le marché de la R&D s'est complètement effondré à cause de de la crise de l'automobile. Forcément, le pourcentage d'augmentation s'en est ressenti.


X : Quels sont les grands projets à venir ?
Olivier Emorine : Quand on travaille sur la R&D et l'innovation, il y a énormément de défis à relever. Quand vous regardez les défis qui nous attendent en tant que citoyens, en matière énergétique, écologique, les entreprises comme la nôtre sont au cœur des réflexions sur ce qui va se passer dans 20 ans. Donc les grands projets, il y en a plein. Faire des avions qui consomment moins de carburant, qui font moins de bruit. Des trains qui vont plus vite, qui sont moins lourds. Dans la matière énergétique, mieux distribuer l'électricité. Adapter la production à la consommation, ce n'est pas si facile.


CAMORA : EN combien de temps chez Sogeti peut-on gérer des gros clients et une équipe ?
Olivier Emorine : La valeur n'attend pas le nombre des années ! Il y a des gens qui ne sont pas faits pour gérer des équipes, même à 50 ans, ils ne seront pas faits pour ça, ils auront d'autres talents. D'autres très jeunes peuvent très vite manager des équipes. Nous sommes attentifs, nous suivons ça. On va essayer de détecter chez certains des aptitudes au management et on va les accompagner et suivre ça sur le terrain.


Serge : De quel type de conseil parlez-vous ? Quels sont les profils de vos conseillers ?
Olivier Emorine : Le profil général est à peu près toujours le même, profil d'ingénieur issu d'école ou de grandes universités. Après, le métier de conseil est très varié, c'est apporter une expertise à des domines très variés qui rentrent dans la construction de projets complexes. Par exemple, pour un train vous mettez en œuvre de la mécanique, de l'aérodynamique, de la thermique, du logiciel embarqué, du logiciel d'exploitation. Quand dans une gare, les informations s'affichent, il faut que quelqu'un ait prévu cela. Voilà ce que font nos conseillers.


X : Et à quel niveau intervenez-vous dans ces grands projets ?
Olivier Emorine : Nous intervenons très en amont, ou très en aval jusqu'aux essais. On parlait du testing, sous ce vocable, on met tout ce qui constitue les phases de validation du produit. Pour garder l'exemple du train, à un moment, le train est devenu une maquette, puis un prototype. Et le prototype, on le met sur les rails et on va le tester. On va faire des tests très intensifs pour que les usagers puissent le prendre en toute sécurité.


NATH : Est-ce qu'il y a des passerelles entre vous et CapGemini ? Mutations ? Mises à Dispositions ?
Arielle Baudot : Bien sûr, il y a des passerelles possibles. Tout se joue sur les compétences du collaborateur et les cas concrets. Il y a des passerelles sur les métiers, comme à l'international. On le fait même en interne, il n'y a pas besoin d'aller vers d'autres entités du groupe.


f44000 : Bonjour, existe-t-il des passerelles entre les services et/ou entreprises du groupe qui permettent de faire évoluer sa carrière ? (du technique vers des postes plus commerciaux par exemple ?) Merci.
Arielle Baudot : Il faut que les collaborateurs se manifestent quand ils ont des envies, pour qu'on puisse les accompagner vers le nouveau poste qu'ils visent. C'est l'importance du référentiel niveau/rôle.


X : Quelles sont vos écoles d'ingénieurs préférées ?
Arielle Baudot : Des écoles d'ingénieurs préférées, on en a 28, je ne vais pas toutes les citer. Il y a des écoles généralistes ou spécialisées, tout dépend de la formation. Ce sont celles qui correspondent à nos métiers.


Youssef : Qu'est-ce que vous recherchez de plus dans le profil d'un jeune diplômé ?
Arielle Baudot : On fait très attention... Le jeune diplômé a encore assez peu travaillé. Donc on fait attention à sa personnalité, comment il va pouvoir développer de manière humaine dans l'entreprise. On fait également très attention au stage.


augan : Recrutez-vous sur Montpellier ? Quels profils ?
Arielle Baudot : Nous ne sommes pas implantés à Montpellier, car il n'y a pas de grands industriels. Montpellier n'est pas loin de Toulouse, ou d'Aix, il faut choisir entre les deux. Il faut être mobile.


Georges : Des missions sur Brest ? Y a-t-il une agence dans le Finistère ?
Olivier Emorine : Nous avons une agence à Rennes qui adresse les clients y compris sur la région brestoise, donc tout à fait.


bertrand.thibert : Comment Sogeti High Tech consacre sa Responsabilité Sociale de l'Entreprise, et bénéficie-t-elle déjà de la norme ISO 26000 ?
Arielle Baudot : Cette norme est plus adaptée à l'industrie, à la pollution, au respect de la pollution, nous on ne produit pas. Sur la responsabilité sociale, on se focalise sur certains projets, d'abord, on participe au développement de Planète Finance, c'est un organise présent dans les pays en voie de développement, un organisme qui accorde des micros crédits pour des femmes et hommes qui ont une idée d'entreprise. On favorise également l'éducation des jeunes filles en Inde. En France, beaucoup de nos collaborateurs sont parrains de jeunes issus de quartiers défavorisés. Ce sont des jeunes avec bac+ 5 qui ont du mal à avoir un réseau qui leur permet de trouver un emploi. On sait que par la suite, une fois qu'on a trouvé un premier emploi, on est beaucoup plus aguerri pour la suite. Pour la partie environnementale, on est à l'étude pour la partie plutôt trajet, domicile/ entreprise, pour voir comment mettre en œuvre des circulations douces, ce qu'on fait sur Toulouse, ou des circulation bus. Il y a aussi du co-voiturage, mais on axe surtout sur la circulation douce et le réseau de transports en commun.


Robert : Comment évaluez-vous les critères de réussite pour vos collaborateurs et donc les augmentations qui en découle ?
Olivier Emorine : Chaque collaborateur peut chaque année rencontrer son manager pour faire un entretien de carrière. On va évaluer l'évolution du collaborateur. On va bien sûr parler salaire, mais aussi évolution et formation. Chaque année, on fait cet entretien, on se donne des objectifs que l'on va suivre dans l'année.


JAVANAIS : Bonjour, je voulais savoir si vos offres d'emploi sont toutes publiées sur votre site de recrutement ?
Arielle Baudot : Nous avons un système qui nous permet de mettre ça à jour en temps réel et au fur et à mesure de l'ouverture de nouveaux postes. Sachant qu'une grosse partie de nos postes sont des postes avec des compétences assez récurrentes. Donc la personne peut postuler, et après, postuler sur un projet, sur Sogéti-hightech.com


moi : C'est quoi la différence entre Sogeti et Sogeti High Tech ?
Paul : Quelle est l'évolution du chiffre d'affaires de votre société sur le 3 dernières années ?
Olivier Emorine : Sur les 3 dernières années, nous avons enregistré une croissance de l'ordre de 7 à 8% par an, conforme à nos objectifs. Les perspectives sont à peu près du même ordre, une croissance aux alentours de 10 % par an. Avec des priorités de développement à l'international assez affichées, en Allemagne par exemple où le marché est très porteur. La plupart de nos clients sont des grands industriels établis en France ou en Europe, on va y trouver tous les gros poids lourds de l'industrie. En aéronautique, notre premier client, c'est Airbus. On va trouver Alstrom dans le transport, toutes les entreprise qui sont les fleurons en matière d'innovation et de produit industriels.


Robert : Comment justifieriez-vous que les SSII ont réduit à de simples techniciens ou secrétaires le diplôme d'ingénieur en leur faisant faire des taches répétitives et non intéressantes, dirigées par des personnes qui n'en on rien à faire ?
Olivier Emorine : Je ne suis pas sûr de bien comprendre la question. Le fait est que dans le passé on segmentait assez bien dans l'industrie des métiers orientés pour les techniciens et pour les ingénieurs. Au fil des 20 dernières années, les outils sont devenus de plus en plus sophistiqués. Donc beaucoup de tâches sont faites maintenant par ces outils. Donc les besoins, sont plus actuellement sur l'analyse. On avait par exemple, des planches à dessin, maintenant c'est fini. Les outils nous aident beaucoup plus aujourd'hui.


Nico25 : Bonjour. Etudiant en Master 2 Mécatronique et Microsystèmes, j'ai la formation adaptée à vos domaines d'activité. J'ai le projet de partir un an au Canada une fois diplômé, donc je souhaiterai savoir si vous offrez des VIE au Québec ? Merci d'avance.
Olivier Emorine : Il a tout à fait le profil pour postuler chez nous en tant que stagiaire et on sera ravi de l'accueillir. Nous avons une filiale du groupe Capgemini au Canada et on pourra étudier ses possibilités de migrer vers cette filiale.


Youssef : Est-ce que vous recherchez des ingénieurs en automatique ?
Olivier Emorine : On recrute à la fois des ingénieurs en automatisme et en automatique. Mais oui, tout à fait, notamment dans l'aéronautique, c'est un des grands domaines consommateurs.


Gaëlle : Un profil atypique pourrait-il vous intéresser ? Enseignante en physique-chimie (secondaire), formatrice adultes, maitrisant bureautique et logiciels graphiques. Merci de vos conseils.
Olivier Emorine : C'est un cas particulier, il faudrait regarder, discuter un peu pour comprendre son profil. On ne peut pas dire de suite.
Arielle Baudot : Sur les profils atypiques, il faut réellement regarder le CV plus attentivement et savoir ce qu'elle attend de son futur poste. Et la raison pour laquelle elle veut changer de parcours.


DidierC : Comment appréciez-vous le parcours professionnel au sein d'un groupe pétrolier sur des postes de Management opérationnel pour intégrer un Engineering ou un Major Chaudronnier ?
Olivier Emorine : On est présent également dans ce secteur. et ce genre de profil nous intéresse. On va pouvoir proposer des profil de management opérationnel, de PMO, ou des profils de consultants.


Journaliste : Un mot de conclusion ?
Arielle Baudot : Un mot à dire, ce serait de venir nous rencontrer, soit sur les forums, ou en entretiens. : et on vous dira quels sont les métiers, les projets où vous pourrez vous épanouir. donc 5 métier, le conseil, l'ingénierie physique, le testing, l'ingénierie mécanique.
Olivier Emorine : Nous serons ravis d'étudier toutes les candidatures. On recherche avant tout des gens qui ont envie de faire des projets, envie de participer à des aventures. Des gens créatifs. Pour résumer, ce serait : travail d'équipe, envie, motivation. Avoir envie d'évoluer dans un parcours qui va se dessiner. Il faut se dire qu'il va falloir évoluer dans le temps, soit vers des fonctions commerciales, d'expertises, etc. Mais il faut savoir évoluer. Il faut avoir de l'appétit, pour apprendre, continuer à apprendre. On continuera à apprendre dans l'entreprise toute sa vie.

Journaliste : Le chat est terminé. Merci à tous pour vos questions.
CAMORA : Merci , très intéressant ce chat !
Nath : Merci et à bientôt alors.... ;)
gad : Merci.
Clipo : Merci de vos réponses claires !
Titou : Merci.

Les participants

Photo de Arielle BaudotArielle BAUDOT
Directeur Recrutement France | Sogeti High Tech


Photo de Olivier EmorineOlivier EMORINE
Directeur Executif | Sogeti High Tech


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Présentation

Dans quels domaines intervient Sogeti High Tech ?
Sogeti High Tech intervient dans l'ingénierie et le conseil en technologies, sur de nombreux projets majeurs d'innovation et d'ingénierie technologiques de grands groupes industriels mondiaux. Nos expertises techniques et métiers dans les secteurs de l'aéronautique, du spatial, de la défense, du ferroviaire, de l'énergie et des télécoms, renforcent la valeur ajoutée de nos solutions.
On trouve chez Sogeti High Tech 5 grands métiers entre lesquels de nombreuses passerelles existent : le conseil, l'ingénierie système, l'ingénierie logiciel, l'ingénierie physique et le test.

Combien de personnes allez-vous recruter cette année et sur quels profils ?
Nous allons recruter en 2012 plus de 700 nouveaux collaborateurs dont 70% de jeunes ayant moins de deux ans d'expérience. Nous recrutons des ingénieurs dans deux principaux domaines d'expertises : ingénierie système et logiciel et ingénierie physique et essais.
Nous recherchons par exemple des ingénieurs développement logiciels (embarqués, temps réel), des ingénieurs calcul, des ingénieurs mécanique, des ingénieurs essais, …La liste des postes disponibles est consultable sur notre site www.sogeti-hightech.fr rubrique « Rejoignez-nous ».

Quels sont les plus qu'offre Sogeti High Tech à ses collaborateurs ?
Chez Sogeti High Tech, chacun a la possibilité de vivre un véritable parcours qui lui correspond, en travaillant sur des technologies pointues et complexes, comme par exemple des satellites ou des avions, et en évoluant sur des projets toujours passionnants, en France ou à l'international.
Notre culture d'entreprise est axée sur le développement individuel et la formation. « Culture d'entreprise, transformation, innovation, collaboration, responsabilité sociale » sont des thèmes qui sont chers au Groupe Sogeti. L'innovation et la technologie sont au cœur du quotidien des collaborateurs Sogeti, sans oublier le mode collaboratif : c'est la pierre angulaire de notre travail en France et à l'international. Enfin, une nouvelle approche de la responsabilité sociale est reconnue comme l'une des valeurs clés du Groupe.
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