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Zappos, l’entreprise libérée… de ses salariés

Zappos, l’entreprise libérée… de ses salariés

Depuis que l’entreprise de vente en ligne de chaussures a annoncé mettre fin à son modèle traditionnel de management en abolissant la hiérarchie, 18% de la masse salariale a décidé de quitter le navire. La fin du mythe de l’entreprise libérée ?

L’exode continue, titre le New York Times. Depuis que Tony Hsieh, le fondateur de Zappos, a déclaré en mars dernier vouloir « libérer » son entreprise en adaptant le modèle de l’holacratie, 18% des employés, soit 260 personnes, ont quitté la compagnie. L’hémorragie a débuté dès le début de l’expérience, quand Tony Hsieh proposait à ses collaborateurs d’accepter ce changement d’organisation ou de partir avec une généreuse prime de départ. Environ 14% des salariés avaient alors choisi de prendre l’argent.

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Ceux qui sont restés jugeaient l’annonce excitante y voyant l’opportunité d’être plus autonome, poursuit le New York Times. Mais depuis le flou règne. En atteste la dernière vague de départs de 50 salariés. Pour nombre d'entre eux la transition n’a pas été facile. A qui rendre compte s’il n’y a pas de chefs ? Quelle sera la compensation au changement ?

Parmi les derniers partis au sein de l’équipe technique, une majorité de managers. « Les gestionnaires restants sont les salariés les plus opérationnels », a annoncé la direction lors de leur départ. Si « Zappos ne risque pas de fermer boutique (…), les derniers départs sont un nouveau coup porté à l’holacratie et à la vision de M. Hsieh d’une société harmonieuse et autogérée », analyse le journal américain. Un point de vue que Zappos n’a pas souhaité commenter. De quoi relancer le débat sur l'holacratie : modèle d'avenir ou imposture du management ?

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le 14/01/2016 par Guirec Gombert



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