Marché de l'emploi

Un rapport pointe les stéréotypes sur les chômeurs

Un rapport pointe les stéréotypes sur les chômeurs

"Qui sont les allocataires indemnisés par l'Assurance chômage ?", interroge l'Unédic dans un récent rapport. Une étude approfondie qui reflète "l'hétérogénéité croissante du marché du travail".

Tous les chômeurs n'ont pas été victimes de plans sociaux et tous ne sont pas sous-diplômés. En revanche, plus d'un chômeur sur deux a perdu son emploi après une fin de CDD ou de mission d'intérim contre seulement 10% ayant été victimes d'un licenciement économique. Autant d'enseignements issus d'une étude de l'Unédic qui pointe les stéréotypes qui collent à la peau des chômeurs. L'organisme paritaire examine ainsi précisément les caractéristiques et les trajectoires des 2,4 millions de chômeurs indemnisés à la fin 2011.

Combien gagnent-ils ?
L'étude souligne également que les chômeurs indemnisés touchent en moyenne 1.055 euros net par mois, soit 69% de leur salaire antérieur. Un taux qui se situe dans la "fourchette haute en Europe". Des indemnités perçues en majorité (51%) suite à une fin de CDD ou de mission d'intérim, marquant la "dualité croissante du marché du travail entre contrats courts et contrats longs", selon l'Unédic. Quant à ceux qui ont été licenciés, ils sont aussi nombreux que ceux qui ont choisi une rupture conventionnelle (11,4%).

Près d'un quart des allocataires travaillent à temps partiel avant de perdre leur emploi, poursuit l'Unédic. L'étude montre également que le diplôme ne semble plus être un rempart suffisant au chômage. Près d'un quart des allocataires ont en effet un niveau Bac +2. Plus de 55% des indemnisés n'ont cependant pas le niveau Bac.

6 profils d'allocataires chômage
Le rapport de l'Unédic a également dresse une typologie des chômeurs. La première concerne ceux issus du temps partiel (23,2%), ceux qui travaillaient à temps plein (26%), ceux qui ont opté pour une rupture conventionnelle ou une démission (10,6%), les fins de CDD à temps plein (20,3%), les intérimaires (13,5%) et les intermittents du spectacle (3,7%).

Là encore, ce sont les femmes qui sont les plus touchées par le temps partiel (75%) ainsi que par un plus faible niveau d'études. Ceux qui ont les diplômes les plus élevés ont quant à eux plus souvent signé une rupture conventionnelle ou démissionné. Les fins de CDD à temps plein concernent à la fois des diplômés et des peu diplômés.

Partager cet article sur :

le 03/05/2013 par Guirec Gombert


En cliquant sur OK, vous acceptez les CGU


Plus d'actualités de l'emploi

Conseils d'emploi