Marché de l'emploi

Salaire : dans quelles villes les Françaises sont-elles moins pénalisées ?

Salaire : dans quelles villes les Françaises sont-elles moins pénalisées ?

Si les différences salariales entre les hommes et les femmes demeurent importantes (19% en moyenne), selon la zone géographique ces écarts varient, révèle une étude menée par la DARES (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques).

Où travailler en tant que femme pour moins subir les inégalités salariales qui perdurent entre les hommes et les femmes ? Pour répondre à cette question, la DARES, a étudié 321 « zones d’emploi » en France permettant de déterminer là où les écarts salariaux sont les plus importants. Résultat, d’une zone à l’autre, les écarts vont de 1,6% à 26,9% alors que la moyenne nationale se situe à près de 20%. « Cette hétérogénéité est pour partie le reflet du poids plus ou moins important au niveau local des déterminants classiques des salaires : caractéristiques des salariés (âge, catégorie socioprofessionnelle), du type d’emploi occupé (temps de travail, nature du contrat de travail) ou de l’entreprise employeuse (taille, secteur d’activité, couverture par un accord de branche), mais également niveau moyen des salaires dans la zone d’emploi », souligne la DARES.

La Creuse, région la moins inégalitaire de France

En se basant sur le salaire net moyen en équivalent temps plein, les écarts de rémunération vont par exemple de 29% à Wissembourg dans le Bas-Rhin, contre 1,8% à l’est de la Réunion. Dans la Creuse, la différence de traitement n’est « que » de 11,2% alors que dans le Territoire de Belfort, elle atteint 27%, en Alsace 22,2% tandis qu’en Corse les femmes gagnent 14,1% de moins que les hommes.

La carte de France des inégalités salariales

Autre enseignement de l’étude, plus le salaire moyen est élevé « plus l’écart de salaires femmes-hommes est important ». Les femmes sont aussi les premières touchées par le temps partiel, certains territoires y ayant davantage recours. Pour neutraliser ces effets, la DARES a dressé la carte des inégalités de salaires « toutes choses égales par ailleurs ». Les écarts de salaires « non expliqués » s’échelonnent alors entre 1,5% et 15,6%. C’est alors dans les DOM que l’écart entre les hommes et les femmes est le moins important, à 6,2% en moyenne. Dans les grandes villes (Paris, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Lille, etc.) les inégalités salariales s’établissent en moyenne à 9%.

Carte-France

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le 11/01/2016



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