Marché de l'emploi

Les emplois d'avenir votés à l'Assemblée

Les emplois d'avenir votés à l'Assemblée

Mesure phare du programme du candidat Hollande, les contrats d'avenir ont été adoptés la semaine dernière à l'Assemblée. Le Sénat examinera ce projet avant la fin du mois. Retour sur ce dispositif visant les jeunes peu qualifiés.

L’Assemblée nationale a adopté mercredi dernier le projet de loi créant des emplois d’avenir pour des jeunes pas ou peu qualifiés et issus de zones défavorisées.
 
Pour qui ?
Ces 150 000 emplois d'avenir devraient voir le jour entre 2013 et 2014. Ils seront "ciblés principalement sur les jeunes peu qualifiés qui rencontrent de lourdes difficultés dans le monde du travail", expliquait récemment le ministre du Travail, Michel Sapin. Les 16-25 ans issus de zones urbaines sensibles seront les premiers concernés.

Qui va payer ?
Les emplois d'avenir seront des emplois aidés pris en charge à hauteur de 75% du coût du contrat durant un an à trois ans par l'Etat si l'emploi est lié à la fonction publique. L'Etat mettra également la main à la poche si le contrat est signé dans une entreprise privée mais la subvention sera moindre. Selon le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, "l'essentiel" de ces contrats concerneront néanmoins "le secteur public, comme les associations et les sociéts mutualistes". Alors que 100 000 contrats seront signés en 2013 et 50 000 en 2014, le gouvernement estime leur coût à 1,5 milliards d'euros.

CDD ou CDI ?
Invité par Europe 1 à détailler ce dispositif, Michel Sapin a fait le bonheur des journaux, inventant alors le CDI à durée déterminée : un "vrai boulot en contrat à durée indéterminée pendant une durée suffisante entre un an et trois ans". Une formule malheureuse. Dans tous les cas, le temps de travail de ces contrats à durée déterminée - trois ans maximum, contre 5 ans pour les "emplois jeunes" créés sous Lionel Jospin - ne pourra être inférieur à un mi-temps.

Quelle efficacité ?
Selon le gouvernement, ces contrats d'avenir permettront la création de 150 000 emplois, auxquels s'ajouteraient les 500 000 contrats de génération sur 5 ans. Mais certains économistes contestent déjà l'efficacité de ces futurs emplois aidés. Ainsi, le journal L'Expansion rapporte les propos de Mathieu Plane de l'OFCE pour qui ces deux dispositifs créeront au mieux "200 000 emplois nets sur le quinquennat"

Quant à Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, il juge que ces contrats "sont des emplois subventionnés" qui ne règlent pas "le problème" du chômage des jeunes. L'UMP conteste aussi la mesure qui s'apparente aux "emplois jeunes" qui "furent un échec prémédité", déclarait récemment Camille Bedin, secrétaire nationale de l'UMP. 

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le 24/08/2012



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