Marché de l'emploi

La pénibilité au travail au centre des débats sur la retraite

La pénibilité au travail au centre des débats sur la retraite

La prochaine réforme des retraites, sur laquelle le gouvernement va se pencher en septembre, devrait prendre plus en compte la pénibilité au travail pour permettre aux salariés les plus exposés de partir en retraite anticipée.

Est-ce que la France qui se lève tôt partira aussi plus tôt à la retraite ? C'est ce qui se profile avec la future réforme des retraites sur laquelle partenaires sociaux et gouvernement vont se pencher dès la rentrée. L'objectif est en effet de mieux prendre en compte la pénibilité au travail pour le calcul de l'âge du départ en retraite anticipée. Pour le moment, la retraite anticipée à taux plein à 60 ans était possible pour les personnes en incapacité permanente pour cause maladie professionnelle ou d'accident du travail. Mais pour les taux d'incapacité inférieurs à 20% le salarié devait prouver qu'il avait été exposé pendant au moins 17 ans à des risques professionnels selon des critères très précis : contraintes physiques (charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques), environnement agressif (exposition à des agents chimiques dangereux, au bruit, aux températures extrêmes, forte pression physique) ou avoir connu des rythmes de travail décalés (de nuit, posté ou répétitif à cadence contrainte comme les 3x8). 
Résultat, depuis l'introduction de ce facteur de pénibilité dans la réforme des retraites du précédent gouvernement, moins de 6000 salariés ont pu en bénéficier.

Vers la création d'un compte individuel de pénibilité ?
Jean-Marc Ayrault, qui a rendu visite la semaine à des ouvriers travaillant de nuit sur le chantier du tramway de Vélizy dans les Yvelines, il faut aller plus loin. En s'inspirant notamment du Rapport Moreau qui préconise la création d'un compte individuel de pénibilité, grâce auquel les salariés exposés à des risques professionnels cumuleraient des points transformables en formation pour se reconvertir, en temps partiels payés à temps plein ou en trimestres bonus pour partir à la retraite plus tôt. Une mesure qui ne devrait pas suffire à contenter les attentes des syndicats qui demandent beaucoup plus. Ils seront également très attentifs à l'autre changement de taille que devrait introduire la prochaine réforme des retraites : un nouvel allongement de la durée de cotisation qui risque lui aussi d'être pénible pour les salariés. 

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le 14/08/2013 par Fabrice Mazoir


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