Marché de l'emploi

La mobilité professionnelle freinée par le coût du logement

Avec la hausse spectaculaire des prix de l'immobilier ces dernières années, le pouvoir d'achat des ménages est de plus en plus tendu. Selon le Credoc, 70% des actifs refuseraient une opportunité professionnelle si cela devait se traduire par une dépense de logement supplémentaire.

Le risque de "grippage" de la mobilité professionnelle est bien réel. D'après une étude du Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) qui estime que sur les 4,6 millions de chômeurs inscrits au chômage, 500 000 ont renoncé à un poste pour ne pas avoir à supporter un surcoût financier en matière de logement (cela correspond à 11 % des personnes en recherche d'emploi).
"La pression financière est telle que 70 % des actifs déclarent qu'ils refuseraient un emploi meilleur que celui qu'ils occupent actuellement si cela devait occasionner un déménagement conduisant à une hausse de leurs dépenses de logement (frais d'agence et de mutation, nouveau logement trop cher, etc.)" précise le Crédoc.

Problème de trajet domicile-travail
Autre conséquence de la hausse du prix des logements : les distances entre le domicile et le lieu de travail s'allongent. C'est particulièrement le cas des classes moyennes qui ne peuvent plus se payer le luxe de vivre dans les centres-villes des grandes agglomérations. C'est pourtant là que se concentrent plus de deux tiers des emplois. C'est ce qui explique aussi que le deuxième critère de choix d'un logement soit la proximité avec le lieu de travail (juste apprès la qualité du logement).

La solution pour le Crédoc réside dans les dispositifs d'aides au logement, comme le 1% logement, qui contribuent "à fluidifier la mobilité résidentielle et, incidemment à faciliter l'adéquation entre l'offre et la demande sur le marché du travail". D'autant que, note le Crédoc, les Français ne sont pas si attachés que cela à leur territoire : 75% des personnes en âge de travailler se disent ainsi prêtes à déménager dans une autre commune de leur département en cas de difficultés à trouver un emploi. 61% seraient même motivées pour changer de région et enfin, 38% envisagent la possibilité de s'expatrier.

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le 08/07/2011



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