Marché de l'emploi

Jardin et paysage : des métiers durables et évolutifs

Jardin et paysage : des métiers durables et évolutifs

Les métiers du paysage ne fleurissent pas seulement au printemps, toute l'année le secteur propose des formations et des jobs variés. Avec 15.000 embauches par an, les entreprises du paysage offrent des métiers durables et évolutifs, pour tous les niveaux de qualification.

En cette période d'orientation pour les collégiens et lycéens, la filière paysage représente une véritable opportunité pour les jeunes à la recherche d'un métier alliant compétences environnementales, lien avec la nature et intervention sur le terrain. Le secteur du paysage connaît depuis quelques années une croissance continue, avec 15.000 embauches par an. Au total, 69.100 personnes travaillent dans les entreprises du paysage.

Les employeurs recherchent particulièrement des ouvriers qualifiés qui maîtrisent les meilleures techniques et ont acquis les gestes pratiques de leur métier. Les formations de niveaux IV et V (BPA et bac pro), notamment celles par apprentissage, constituent leur principal vivier. A l'heure où le Grenelle de l'Environnement se met en place et où les questions sur l'aménagement du territoire fusent tous azimuts, les métiers du paysage ont le vent en poupe !

> Des "experts Environnement" de proximité

De plus en plus soucieux d'écologie, 1/4 des Français considère qu'un mode de vie respectueux de l'environnement passe d'abord par un habitat plus vert et des villes plantées d'arbres. Et selon une Enquête Unep-Ipsos 2009, 2 sur 5 voient dans le jardinier-paysagiste la source d'information la plus fiable sur les questions liées au jardin.

La participation active des professionnels du végétal à la "révolution verte" actuellement à l'oeuvre fait écho à ces chiffres : captage du CO2 par la plantation d'arbres, préservation de la biodiversité, dépollution de l'air et de l'eau par les plantes, protection des sols... Nul doute que les jeunes qui s'orientent dans cette filière deviendront les "conseillers environnement" de proximité de demain, que ce soit auprès des particuliers ou des communes.

> Quel diplôme pour quel métier ?

Les titulaires d'un diplôme par apprentissage sont très prisés sur le marché du travail, surtout s'ils se spécialisent dans un domaine précis ! Ces apprentis constitueront les forces vives des entreprises du paysage, oeuvrant au quotidien sur les chantiers d'espaces verts, tant en création qu'en entretien. D'abord ouvrier paysagiste, le jeune professionnel pourra évoluer vers les métiers de chef de chantier, puis conducteur de travaux. Les diplômes du supérieur représentent 14 % des nouvelles embauches (12 % de BTS et 2 % d'ingénieurs-paysagers). Stratégiques pour le secteur, ces derniers réalisent les études préalables et assurent le suivi des projets.

La montée du BPA : En créant une 2nde professionnelle et un cycle de 3 ans (1 an de Bepa suivi de 2 ans de Bac Pro) au lieu de 4, la réforme du Bac Pro bouleverse la carte des formations. Le diplôme du Bepa demeure, mais pas la formation : les jeunes inscrits en Bac Pro passeront systématiquement les épreuves du Bepa, en début de cycle. Pour pallier cette disparition, des classes de Brevet Professionnel Agricole "Travaux paysagers", cycle en 2 ans par apprentissage, devraient être ouvertes dans de nombreux CFA. Cette formation très axée sur la pratique et l'acquisition du savoir-faire du métier est très appréciée par les employeurs. Elle assure aux jeunes d'être immédiatement opérationnels en entreprise et permet la poursuite d'études en Bac Pro ou une spécialisation par un Certificat de spécialisation, tel "Taille et soins aux arbres" (élagage).

Un nouveau Bac pro "aménagements paysagers" : A la rentrée 2009, le Bac Pro se préparera en 3 ans : 2nde pro nouvellement créée, suivie d'une 1ère et d'une Terminale. Les emplois visés par ce diplôme restent les mêmes : jardiniers-paysagistes hautement qualifiés pouvant évoluer rapidement vers des postes de chefs d'équipe. Des stages intégrés au cursus permettront à l'étudiant d'approfondir sa connaissance du milieu professionnel.

Attestant d'une qualification professionnelle, l'objectif du Bac Pro est l'insertion directe dans la vie active. Mais il est possible de poursuivre avec un Certificat de spécialisation, comme "Constructions paysagères" ou " Jardinier de sols sportifs ", ou encore un titre homologué : "Paysagiste d'intérieur" par exemple. Les candidats justifiant d'un bon dossier scolaire pourront même accéder à un Brevet de Technicien Supérieur Agricole (BTSA) "aménagements paysagers" notamment.

De plus en plus de licences accessibles après BTS : Les licences professionnelles (formation de niveau II) se préparent en un an par apprentissage ou par contrat de professionnalisation. Elles peuvent constituer un atout pour les jeunes titulaires d'un BTS "Aménagements Paysagers", en leur permettant d'approfondir leur connaissances dans des domaines tels que l'infographie paysagère, le management et la gestion des chantiers, ou encore la gestion de l'eau et les techniques liées au développement durable.

Il existe également une école d'ingénieurs spécifique à la réalisation des aménagements paysagers : l'ITIAPE (Ecole d'ingénieurs en Aménagement Paysager de l'Espace), créée par l'Unep, et ouverte aux titulaires d'un BTS ou d'un DUT, sur concours. Le diplôme est délivré par l'ISA (Institut Supérieur d'Agriculture de Lille). La durée de la formation est de trois ans et se fait par apprentissage. Les diplômés ont vocation à gérer des projets de A à Z, à répondre aux appels d'offre, à proposer aux clients les jardins de leurs rêves, à coordonner les différents acteurs autour de chantiers importants, en lien avec les concepteurs et les fournisseurs.

> Pour en savoir plus sur les formations (de la 3ème au Bac+5), les diplômes et les débouchés des métiers du paysage rendez-vous sur le site de l'Unep (Union nationale des entreprises du paysage).

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le 10/04/2009


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