Marché de l'emploi

De quelle entreprise rêve la génération Y ?

De quelle entreprise rêve la génération Y ?

Deux tiers des moins de 35 ans souhaitent quitter leur entreprise, selon une étude de Deloitte. Ailleurs, ils espèrent trouver davantage de flexibilité, un environnement de travail permettant de concilier vie professionnelle et personnelle mais aussi de développer au mieux leur leadership. Des envies vraiment différentes des générations qui les précédent ?

Égoïstes, cyniques, faignants, ingrats mais aussi enjoués, ultra-productifs et facilement adaptables… Tout et son contraire a été écrit sur le rapport qu’entretiennent les « Millenials » au travail, cette génération de moins de 35 ans. La dernière étude menée par Deloitte auprès de 7 000 jeunes à travers le monde n’échappe pas aux poncifs qui entourent les « Y ». Première conclusion de l’enquête : 66% des salariés issus de la Génération Y désirent quitter leur entreprise d’ici 2020. Un chiffre certes élevé mais entre le désir et la réalité, il y a un pas que peu oseront ou pourront franchir. Surtout en cette période économique trouble où le marché de l’emploi n’engage pas à prendre des risques. Pour autant, Deloitte encourage les entreprises à ne pas prendre à la légère les envies des Y et à trouver des solutions pour les fidéliser.

> Quand les entreprises recherchent leurs incroyables talents 

Les Y, des enfants impatients d’évoluer en entreprise ?

À lire l’étude, les Y ont également tout d’enfants capricieux trépignant d’obtenir une meilleure place en entreprise… Les générations qui les ont précédés n’avaient certainement pas envie de davantage de reconnaissance au travail, comprendre une meilleure position hiérarchique et in fine un meilleur salaire. Pire, selon Deloitte, « Les Millennials ont tendance à faire passer leurs objectifs personnels avant ceux de l’entreprise ». Un sondage serait intéressant à mener auprès des différents générations qui se côtoient en entreprise : « Privilégiez-vous votre vie personnelle à votre vie professionnelle ? » Il est facile d’imaginer les réponses.

> Interview - « La génération Y n’est pas totalement incontrôlable »

Retraite, vie de couple, sécurité financière… Des envies propres aux Y

Autres spécificités des Millenials, en dehors de la motivation financière, ils revendiquent principalement « l’équilibre entre vie pro et vie privée, les opportunités d’évolution et la flexibilité des horaires » mais aussi de travailler dans des entreprises œuvrant à l’amélioration de la vie des gens. Culottés les Y ! Pour les retenir, Benjamin Colette, partner et talent leader chez Deloitte Luxembourg explique au site Paperjam que : «Les employeurs qui permettent de développer les compétences de leadership et garantissent aux Millennials davantage de contrôle sur leur carrière, qui privilégient et encouragent la communication ouverte, la conduite morale et l’inclusion, sont les plus susceptibles de réussir à garder les employés de la génération Y dans leurs rangs. Les entreprises qui permettent aux jeunes talents d’exprimer leurs idées novatrices ont tout à gagner». On se demande à quoi rêvaient les autres générations ?

Étonnamment, les jeunes parents sont beaucoup moins enclins à vouloir changer d’entreprise (32%). Quant aux objectifs personnels des Y, ils désirent avant tout accéder à la propriété, réussir leur vie amoureuse dans un cadre durable et souhaitent une sécurité financière et une retraite confortable, rapporte également Deloitte. Des envies traditionnelles mais leur possibilité d’y parvenir est certainement moins élevée qu’ils ne le souhaiteraient. C’est peut-être la seule chose qui les distingue vraiment de la génération de leurs parents… 

GenY-Deloitte

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le 22/01/2016 par Guirec Gombert



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