Marché de l'emploi

Emploi : le soulèvement des machines ?

Emploi : le soulèvement des machines ?

Selon une nouvelle étude menée dans trois grands pays développés, Japon, États-Unis et Royaume-Uni, les robots pourraient occuper la moitié des emplois en 2035. Mythe ou réalité ?

La robotisation de l’emploi annoncée se précise. Dans une nouvelle étude, l’institut de recherche Nomura Research Institute estime ainsi qu’à « moyen terme », vers 2035, selon Le Figaro qui publie l’étude, 49% des emplois au Japon seront occupés par des robots. Un constat qui rappelle celui du cabinet Roland Berger estimant que d’ici une vingtaine d’années 42% des emplois français seront automatisables. Pour les chercheurs du Nomura Institute, les États-Unis seraient concernés à hauteur de 47% des emplois et à 35% pour le Royaume-Uni, un pays où les emplois dans l’industrie et les services sont moins nombreux. Des résultats estimés selon le niveau de créativité et de capacité d’adaptation des robots. Comme une précédente étude, la robotisation concernera essentiellement les métiers où les tâches sont les plus répétitives.

Quels emplois demain ?

La BBC proposait déjà un outil visant à estimer les risques de voir son emploi disparaître. Là aussi, le facteur créatif de l’emploi entre en considération. D’ici à 20 ans, les démarcheurs au téléphone (99%), les dactylographes (98,5%) ou les gestionnaires de comptes (97,6%) seront les premiers concernés. Les métiers de la santé échappent à la règle. Une tendance de fond. Selon une autre étude du ministère du travail, «la part dans l’emploi des aides à domicile, aides ménagères et assistantes maternelles est passé de 1,5% en 1982-84 à 3,9% en 2010-12, soit une augmentation de 160%».

> Les métiers qui ont le plus progressé en 30 ans

A l’inverse, les métiers de qualification intermédiaire dans le tertiaire (métiers de l’armée, pompiers, intermédiaires du commerce, secrétaires) diminuent.

La fin du travail ?

Si des métiers vont disparaître, certains vont aussi être créés. Selon la Fédération internationale de robotique (IFR) rien que pour la fabrication et l’entretien des robots, ce sont entre 1,9 et 3,5 millions nouveaux emplois à l’horizon 2020. Pour l’Institut France Stratégies d’ici à 2022 entre 735 000 et 832 000 emplois liés au secteur tertiaire seront à pourvoir chaque année : aide à la personne, employé de l’hôtellerie-restauration, aide-soignant, agent de gardiennage et de sécurité, infirmier, assistante maternelle, etc.

> Vrai-Faux : les robots vont détruire nos emplois

D’autres emplois sont encore à inventer selon Thomas Frey, directeur du Da Vinci Institute. Pour ce dernier, 60% des métiers de 2030 n’existent pas encore, même s’il a essayé d’en recenser 162 possibles : architecte des systèmes, gardien de la vie privée, spécialistes des drones et même gastronome moléculaire.

S'il est difficile de connaître précisément le marché de l'emploi demain, la fin du travail annoncé du travail, oblige déjà à penser l'avenir. Le revenu de base - un salaire minimum pour tous - est une des pistes pour faire face. La Finlande va tester un tel dispositif au mois de janvier. Dès janvier, chaque citoyen touchera ainsi 800 euros et non 1 000 comme annoncé par le gouvernement. Un salaire qui remplacera toutes les prestations sociales (indemnités de chômage, pensions de retraite) jusqu’alors attribuées. Pour le Premier ministre finlandais, Juha Sipilä, ce salaire universel inciterait les chômeurs à accepter des postes peu rémunérés en vue de compléter leur revenu. 

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le 09/12/2015 par Guirec Gombert


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