Marché de l'emploi

Emploi : le dessous des cartes

Emploi : le dessous des cartes

Dans une étude, l’Insee estime qu’il est possible de dégager 6 types de territoires selon les proportions des différents métiers qui y sont représentés.

A quoi ressemble une carte de France de l’emploi ? C’est la question à laquelle a répondu l’Insee dans une récente étude. Selon l’Institut, outre les villes de taille intermédiaire qui constituent un « profil représentatif » de la structure nationale de l’emploi, il est possible de dégager cinq autres types de territoires selon les proportions des différents métiers en France.

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Le premier territoire est un territoire essentiellement voué à l’agriculture et à l’artisanat où les professions intellectuelles sont peu représentées. L’Insee cite par exemple les villes d’Épernay ou encore de Pauillac. A l’inverse, dans les zones très urbaines, les métiers tertiaires très qualifiés sont particulièrement surreprésentés tandis que les métiers agricoles ont quasiment disparu, à l’image de Paris et ses zones limitrophes.

Nord-Sud, une répartition spécifique de l’emploi

La France connaît une autre opposition : au nord (plaine de Champagne, centre-ouest) les métiers ouvriers de l’industrie sont surreprésentés tandis qu’au sud les professions intermédiaires sont les plus nombreuses. « Enfin, d’autres zones d’emploi se distinguent principalement par leur forte proportion de métiers ouvriers : notamment industriels, mais également de l’artisanat ou encore des agents de service de la fonction publique. Ces zones sont principalement localisées le long des frontières nord et est », note l’Insee.

Des territoires de plus en plus spécialisés

Au cours des 20 dernières années, la France a vu ses territoires se spécialiser de plus en plus, au profit des zones métropolisées qui ont gagné en emploi quand les zones rurales en ont perdu. Les territoires ouvriers ont eux réussi en partie leur mue : s’ils ont perdu de nombreux emploi, le nombre de cadres et d’employés y a progressé de manière soutenue.

Des métiers plus ou moins concentrés sur les territoires

Pour l’Insee, l’emploi est donc très « polarisé » en France et de « façon très hétérogène selon les différentes grandes catégories de métier (…). C’est le cas des métiers agricoles, naturellement plus présents dans les espaces à faible densité de population. Les cadres et professions intellectuelles sont, quant à eux, concentrés dans les centres des espaces métropolitains. À l’opposé, les artisans et enseignants sont répartis de façon homogène sur le territoire, relativement à la population », poursuit l’Institut.

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Inadéquation de l’offre et la demande dans les territoires urbains

Plus surprenant, l’Insee note que les territoires les plus urbanisés sont aussi ceux qui sont le plus marqués par une inadéquation entre l’offre et la demande de travail. L’exemple de Paris est frappant : alors que la capitale a besoin de professions intermédiaires (agents de maîtrise, employés de la fonction publique, etc.) dont le nombre d’emploi est largement supérieur au nombre d’actifs occupés, ce sont des actifs d’autres zones géographiques qui occupent ces emplois. Une inadéquation qui se voit au flux quotidien des salariés navigant de leur domicile à leur travail.

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le 04/08/2015



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