Vie professionnelle

Emploi : ce qui change au 1er janvier

Emploi : ce qui change au 1er janvier

Comme chaque année, de nouvelles mesures vont impacter le quotidien des demandeurs d’emploi comme des salariés. Tour d’horizon des principaux changements à venir après les fêtes.

Fiche de paie 

La lecture des bulletins de salaire sera bientôt plus simple pour les salariés. Le nombre de lignes passera ainsi de 25 à 30 lignes aujourd’hui à une quinzaine au 1er janvier. La mention des charges patronales va disparaître et les charges salariales seront plus visibles en étant réparties selon le type de protections qu’elles servent : santé, famille, retraite… La mesure concernera 21 millions de salariés au 1er janvier avant d’être étendue au reste des employés en 2016. Pour les entreprises, les nouvelles fiches de paie seront moins coûteuses : environ 12 euros, contre un coût moyen entre 17,50 et 33 euros aujourd’hui.

Smic 

Le gouvernement avait prévenu : en 2015, pas de « coup de pouce » au Smic. Résultat, les personnes rémunérées au Smic percevront seulement 8 centimes d’euro supplémentaires sur leur fiche de paie au 1er janvier. Une faible revalorisation qui s’explique par le mode de calcul du Smic basée sur l’indice des prix à la consommation hors tabac et sur le gain de pouvoir d’achat du salaire de base ouvrier et employé (SHBOE).

Compte pénibilité 

Le travail, ça n’est pas toujours la santé. Certains salariés sont plus particulièrement exposés à des conditions de travail difficiles réduisant leur espérance de vie. Le gouvernement a fixé 10 critères de pénibilité avec un seuil-plancher de durée et d’intensité d’exposition. Sont retenus :

- le bruit,

- la manutention de charges lourdes,

- l'exposition à des produits chimiques,

- le rythme décalé,

- le travail de nuit,

- le travail dans un milieu sous forte pression,

- les températures extrêmes,

- les postures pénibles,

- l'exposition à des produits chimiques,

- le travail en équipe alternante.

Pour la plupart des critères, le seuil est de 900 heures par an, sauf pour le bruit (600 heures) ou les vibrations (450 heures). Les salariés dépassant ces seuils annuels gagnent des points. Ils peuvent aller de 4 à 8 sur un an en cas de poly-exposition. Le nombre maximum de points sur une carrière est fixé à 100. Ces points pourront ensuite être transformés en droit à la formation, en travail à temps partiel ou en trimestres de retraite supplémentaires. Concrètement, 10 points valent un trimestre, mais les vingt premiers points seront automatiquement dédiés au financement d'une formation, sauf pour les personnes âgées de 52 ans en 2015. Au 1er janvier, quatre critères seront pris en compte dans les entreprises avant la mise en place des suivants en 2016.

Cumul emploi-retraite

Actuellement, un actif peut demander le versement de sa pension d’un régime de retraite et poursuivre ou démarrer une activité relevant d’un autre régime. L’avantage : le salarié acquière de nouveaux droits dans le régime pour lequel il cotise et ce quel que soit le montant de sa retraite. Au 1er janvier, les règles du cumul-emploi vont toutefois être modifiées. S’il reste possible du cumuler un emploi et sa pension, la poursuite de l’activité ne donne notamment plus accès à de nouveaux droits à la retraite, les salariés cotiseront alors pour rien.

Formation professionnelle 

La réforme de la formation professionnelle entre en vigueur début janvier et pourtant elle est méconnue. Selon l’enquête menée par MaFormation.fr, 79% des Français ne savent pas que le DIF (Droit individuel à la formation) sera remplacé par le Compte personnel de formation (CPF). Ce n’est pourtant pas faute de vouloir se former : 72% des Français aimeraient suivre une formation en 2015. Malgré le manque d’informations, le CPF devrait contenter les salariés. Il permettra de financer des sessions de formation et d’évoluer tout en vous faisant conseiller par des personnes qualifiées. Les salariés ne seront plus tributaires de leur employeur, et ils ne perdront plus leurs droits en changeant de poste.

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le 23/12/2014


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