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Egalité : les différences persistent entre parisiennes et parisiens

Egalité : les différences persistent entre parisiennes et parisiens

70 ans après le droit de vote des femmes aux élections municipale, la ville de Paris est aujourd’hui dirigée par une femme. Un beau chemin parcouru pour l’égalité des sexes, mais qui regorge encore de zones d’ombres notamment en termes de chômage et de revenus salariales. C’est ce que démontre le dernier rapport 2015-2016 du Conseil de Paris sur l’égalité des femmes et des hommes dans la capitale.

A Paris, la population féminine est majoritaire sur celle des hommes et représente 1,19 millions de personnes, soit  53% de la totalité des parisiens.  La Ville de Paris, consciente que l’égalité entre les sexes est un facteur principal d’intégration et de sociabilisation citoyenne, a établi depuis 2002 un observatoire de l’égalité femmes-hommes afin de mettre en œuvre des dispositifs spécifiques pour améliorer la situation. Depuis 2014, Paris s’est également engagée à renforcer la parité en politique ou encore à prévenir les violences faites aux femmes. Enfin, un plan pour l’égalité femmes-hommes serait en cours d’élaboration pour être présenté devant le conseil de Paris en 2017. Mais avec toutes ces mesures mises en place, comment expliquer qu’il existe de si fortes disparités entre les femmes et les hommes dans la vie courante ?

Tout commence sur les bancs de l’école

Bien que beaucoup de jeunes femmes montent dans la capitale pour faire leurs études ( 55% de femmes sur la population de 20-24 ans), elles sont plus nombreuses que les hommes à ne pas avoir de diplôme (23% contre 20%). De ce fait, on note un taux d’activité inférieur à celui des hommes, ainsi qu’un recours au temps partiel beaucoup plus important surtout dans certaines catégories socio-professionnelles. Et si le taux de femmes actives à Paris n’a cessé d’augmenté, il reste encore inférieur à celui des hommes (61% contre 70%). Ces disparités sont également présentes en termes de catégories : les hommes sont de loin les plus nombreux à être cadres ou en professions intellectuelles supérieures, tandis que les femmes sont surreprésentées sur les postes d’employés.

Le bât blesse côté salaire

Si les parisiennes touchent plus que les autres femmes de France, avec un revenu salarial annuel net de 24 100 euros, celui-ci reste inférieur de 27% par rapport aux hommes ! Et cet écart ne fait qu’augmenter au fil de leur carrière mais serait en partie lié au fait que les parisiennes travaillent 5% de moins que les hommes avec 1441 heures en moyenne contre 1524 pour ces messieurs.  Si l’on raisonne à emploi comparable sur une population du même âge, de même catégorie socioprofessionnelle, de même condition d’emploi (temps complet ou partiel), et employé sur le même type de contrat par une entreprise du même domaine et de taille comparable, dans le même secteur d’activité, il reste un écart de 18 % entre les salaires perçus par les femmes et les hommes résidant dans la capitale.

Plus de chômeuses que de chômeurs

Selon les données du recensement 2011, les Parisiennes sont un peu plus touchées que les hommes par le chômage : 12% des femmes actives sont demandeuses d’emploi contre 11% des hommes actifs. Mais ces différences varient selon les âges et on note que le chômage des hommes est plus élevé de 15 à 24 ans en partie car les jeunes parisiennes poursuivent des études plus longues que leurs homologues masculins. Depuis fin 2008, début de la crise, le chômage a davantage progressé chez les hommes (+32%) que chez les femmes (+31,1%) mais au cours de l’année 2013, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté un peu plus rapidement pour les femmes que pour les hommes.

Les mères célibataires en difficulté

Les difficultés que connaissent les femmes dans la vie en général le sont d’autant plus quand elles sont à la tête d’une famille monoparentale. Or, Paris en compte 65 077 dont le parent est une femme (84%) et on note que la pauvreté est plus particulièrement répandue chez ces familles. La CAF a divulgué des chiffres parlants : 36% d’entre elles vivraient sous le seul de bas revenus en 2013, soit avec un équivalent de 1021 euros par mois.

 

 

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le 16/12/2016 par Juliette Pignol


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